La balade du dimanche 17 septembre en Bourgogne

CC et Sophie nous avaient prévenus depuis longtemps déjà... bloquez votre journée du 17 septembre, on vous prépare un road book pour aller en Bourgogne !

Bon nous évidemment, fallait pas nous le dire deux fois !

Cette fois, on allait être vraiment nombreux ! Tu m'étonnes, les premières rumeurs faisaient état de 17/18 motos puis on est passé à 20 pour continuer jusqu'à 26 et finalement on s'est retrouvé à plus de 30 motos.

Bon alors je vais essayer de me rappeler toutes les motos mais c'est pas gagné. En plus y'en a qui sont venus au début de la balade puis qui sont repartis, alors je vais pas entrer dans les détails sinon on s'en sort plus...

Mais commençons par le commencement... Il était une fois dans une ville assez grande pour avoir deux fleuves une bande de motards qui aimait à se retrouver devant un estaminet de fort bon aloi... Bon allez j'arrête...

Dimanche matin, 06h30 le réveil sonne. Encore tout plein de sommeil dans les yeux je flemmarde au fond du lit une demi-heuree.

Café ... café ... les deux syllabes résonnent dans ma tête lourde avec des échos attirants comme ceux des voix cristallines des sirènes.

Le temps de se mettre en route et de se réveiller, il est 08h00 lorsque la Renault 4 s'ébroue pour rejoindre mon garage et la Ducati. Le temps de compléter les niveaux de DOT de frein et d'embrayage, faire le plein et vérifier la pression des pneus, Caroline qui se cale tant bien que mal derrière et hop, on file jusqu'à la brasserie.

Sur le chemin, des bruits familiers attirent mon regard dans le rétro. Au feu rouge, un 750 SS et un 750 SSie s'arrêtent à notre niveau : bonjours rapides sous le casque, le groupe se constitue avant même l'arrivée au point de rendez vous.

Qui plus est, le temps d'enjamber le Rhône, nous tombons sur le ST4 de Pierre Laurent et Isa et finalement ce sont quatre Ducati qui arrivent de concert sur la place des Célestins.

Là, il y a déjà une tapée de motos. Des rouges, des pas rouges, des jaunes et des pas jaunes... y'a même des blanches cachet d'aspirine avec les dents en avant (des anglaises pour ceux qui auraient pas tout suivi :o))

Les salutations sont longues et c'est pas évident parce que l'air de rien on est nombreux déjà...

Lorsque tout le monde est là, 10 minutes plus tard, on recense :

- 2 Yamaha Fazer

- Yamaha FZR 1000

- Honda CBR XX

- Honda CBR 600

- Honda Transalp

- Kawasaki 500 GPZ

- Suzuki 600 Bandit

- Suzuki 650 SVS

- Suzuki 600 GSXF

- Suzuki 750 GSXF

- Suzuki 750 GSXR

- Triumph Speed T509

- Triumph Sprint RS

- Triumph Daytona 955i

- Triumph TT 600

- Moto Guzzi V10 Centauro

- Ducati ST4

- 3 Ducati ST2

- Ducati 750 SS

- Ducati 750 SSie

- Ducati 851

- Ducati 600 Monstro

- Ducati 900 SS

- Ducati 900 SS JBT (c'est nous ! :o)))

Et encore, on n'est pas tous là, y'en à la bourre qui vont nous rejoindre plus tard. Car le point de rencontre est simple : rendez vous aux Echarmeaux, au kilomètre 79 pour le café.

Là il y a un autre groupe qui doit nous rejoindre plus quelques électrons libres bref :

- Ducati 888

- Ducati 996

- Ducati 916 Senna

- Ducati 851

- Ducati 900 SSie

- Ducati 900 Monstro

- Honda CBR XX

- Yamaha 600 Fazer

- Triumph Speed T595

Départ de la brasserie aux alentours de 09h00, tunnel de Fourvière (toujours aussi beau celui là ! :(( puis direction la vallée d'azergues.

Arrivée à Civrieux, y'a ceux qui font le plein, ceux qui s'arrêtent à Lozanne fumer une clope et ceux qui continuent... Bref ça éclate en plein de petits groupes et après une certaine hésitation devant le road book à la sortie de Lozanne, je décide de rejoindre les Echarmeaux par une route que je connais et que je croyais être celle du road book.

Allez c'est parti, je vois deux motos arrêtées sur le bas côté en train de calculer l'itinéraire et je file de l'air de dire "je connais la route"

Bref, on va un peu envoyer de l'air sur la petite route même que Caroline à l'arrivée aux Echarmeaux me fera comprendre que bon, son poignet fêlé dans un accident de voiture 5 jours plus tôt n'a pas trop apprécié la plaisanterie. Oui je sais, je suis un âne :o))

Bon la route qui serpente le long des vignes vers Oingt, elle est quand même super jolie, et comme je l'avais faite le dimanche précédent je savais où étaient les gravillons donc on a quand même assuré dans les portions délicates (style virage serré en aveugle avec raisins écrasés et plaques de graviers dans l'ombre :o))

Après cette portion de route pas tout à fait idéale pour une passagère de Ducati en état de non-amortisseur avancé, nous rejoignons une bonne départementale au goudron propre et aux larges courbes tranquilles. La moto réagit très bien, je me sens bien, alors on avance et finalement on arrive aux Echarmeaux à 10h15 pour un rendez vous fixé à 10h30 avec certains. Personne en vue, je gare le JBT sur le parking et Caroline et moi nous allons nous asseoir à la terrasse du bar, en plein soleil pour déguster deux cafés bienvenus.

Dix minutes plus tard, la sonorité rauque et caractéristique d'un moteur d'origine transalpine résonne puis nous voyons arriver Michel et son ST2. Il nous rejoint, et nous commentons nos routes respectives, il me parle de Sébastien qui a cassé le câble d'embrayage du Transalp puis d'autres arrivent en petits groupes. Bientôt la terrasse est bondée, de même que le parking.

Tout le monde échange ses impressions pour se rendre compte qu'il y a eu plein d'itinéraires différents pour rejoindre ce premier point de ralliement.

Le groupe des Ducatistes arrive à son tour, il est temps d'aller détailler de près le splendide 916 Senna que vient tout juste de s'offrir Xavier en remplacement de son non moins superbe 888. Rhâââ c'est trop dur de voir ça, une si belle moto, n'empêche que ça fait plaisir pour lui... Là le parking a quand même une sacré gueule... 36 motos de notre groupe, dont 16 Ducati... On rajoute 1 Guzzi et 4 Triumph et on arrive à une majorité européenne.

A onze heures arrive le ST4 de Pierre Laurent et Isabelle qui ont un peu loupé la bonne route ... :o)))

Dommage pour eux, c'est déjà le départ pour certains. Le 900 Monstro et le Centauro nous quittent et tout le monde étudie un peu le road book avant de s'élancer vers la suite de la balade.

Sur la petite départementale Les Echarmeaux / Proprières / St Bonnet de Bruyères, il y a moyen de se faire plaisir ! Benoît et son Fazer pas loin derrière nous, c'est parti pour une dizaine de kilomètres qu'on n'a pas trop eu le temps de détailler ;-))

Il faut dire quand même que Caroline est une passagère particulièrement efficace.

Elle participe vraiment à la conduite et la prise d'angle devient tellement évidente qu'on n'a plus grand chose à faire qu'à freiner ou accélérer. En plus à deux la moto qui n'a plus d'amortisseur est conduisible et c'est un vrai régal. Plus tard dans la journée j'aurai l'occasion de rouler seul et la différence est flagrante : rouler "vite" seul est vraiment dangereux tellement la moto est instable, et en proie aux guidonnages. Le pneu avant dont c'est le dernier jour n'en peut plus beaucoup, entre deux plaintes il agonise.

Les petites départementales entre St Bonnet de Bruyères, Montmelard et Dompierre les Ormes vont nous révéler des parties de conduite intenses en plaisir de tous styles. Pierre Laurent et Isa sur le ST4 ouvrent la route de notre groupe, nous suivons et derrière Jacques et Véro sur le XX, chacun garde un il sur l'autre pour garder sa marge de sécurité et nous enfilons les virolos sous le soleil et au milieu des champs remplis de vaches débonnaires.

Le soleil est au rendez vous mais ma frilosité légendaire me fait apprécier ma polaire sous mon cuir... On ne se refait pas, sudiste un jour, sudiste toujours ! ;-))

Derrière, Caroline suit toujours aussi bien, à tel point que dans un virage à droite, j'aperçois son casque encore plus à l'intérieur du virage que le mien... okay, comme ça au moins, on est bien dans le ton tous les deux ;-)

Plus tard dans la journée j'apprendrai que derrière, Jacques a "un peu" posé un morceau de carénage sur le sol dans un droite, à en juger par les larges éraflures sur les flancs bordeaux du XX... Vu que la béquille du JoeBar frottait à gauche et le pot droit à droite en ce qui nous concerne, ça peut se comprendre finalement. Bref, tout ça pour dire que ça roulait plutôt cool à ce moment là ;-))

A Dompierre les Ormes on hésite un petit moment mais finalement pas trop parce que le road book est clair et en plus y'a le groupe de CC et Sophie qui nous rejoint, alors on prend la direction de Trivy.

Là on va suivre St Bonnet de Joux, St Martin de Salencey, Chevagny sur Guye sur des routes un peu pourries qui défoncent les vertèbres, les lombaires, les cervicales puis ensuite sur de longues lignes droites reposantes qui sont les bienvenues... d'une part pour les possesseurs et passagères de Ducati mais aussi pour les amoureux du "tout à fond en ligne droite, à l'arrêt dans les virages" qu'on voit nous doubler pour la première fois de la journée, heureusement comme ça on sait qu'ils sont là... ;o)))

Le Miam-Miam arrive à point nommé au kilomètre 166 à Mont St Vincent dans un super petit restau qui nous a bloqué la salle rien que pour nous !

Le deuxième groupe (les Ducatistes) arriveront un peu plus tard et trouveront couverts dressés dans le restau face au notre.

Au menu assiette de charcuterie, omelette, fromage, café... le tout pour un budget très raisonnable, que demande le peuple ?

Les élèves dissipés font du bruit au fond de la salle, tandis que nous nous retrouvons entre gens bien élevés (Xavier dirait "une table de vieux" mais on s'en fout parce qu'on était devant et toc :-)))

Après le repas qui s'éternise (les conversations de motards, c'est quelque chose hein?) on repart sur le coup de 15h45-16h00, et là tout le monde s'éparpille un peu entre Mont St Vincent et St Gengoux le National mais on en retrouve un bon paquet à la station service du patelin. Benoît et Bruno s'échangent leurs Fazer pour voir si la grise va plus vite que la rouge ou si la rouge est plus maniable que la grise (oui et oui).

Là, y'a remplissages massifs des réservoirs puis on repart tous vers Cormatin puis Clugny, un 916 Senna avec un 900 JoeBarTeam à ses côtés, je pense pas que ça arrive souvent dans une balade moto ;-))

Après Cluny et surtout dans la descente qui va de Sologny à La Roche Vineuse, il va y avoir du mettage de gaz, avec Jean Marc sur la T509, Frank qui découvre le monde Ducati et qui roule plus propre que jamais sur le Monstro de Xavier, le ST2 d'Olivier et Ariane, le 916 Senna, le GSXR qui se retrouve perdu au milieu de toutes ces vraies motos ;-)), le ST4 de Pierre Laurent et le JBT. Dans un premier droite je passe Olivier et le ST2 même que visiblement ça l'a troublé parce que sa roue AR a un peu fait la balayette paraît-il (Ariane m'a maudit il paraît ? :o)))

Un peu plus loin c'est au tour du GSXR et puis voilà, on arrive à La Roche Vineuse, et là il faut s'arrêter car sur le road book y'a marqué "Petit Rafraîchissement ???" . Mais comme tout est fermé ben on boit pas. Au lieu de cela, Didier et Caroline s'acharnent pour refixer la plaque minéralogique du 916 de Xavier qui pendant ce temps fume des clopes qu'il taxe aux autres :-))

Franky joue aux stars sur le Monstro de kéké avec ses RayBan de kéké alors je le prends en photo pour lui faire un souvenir. Comme ça quand il ira en Italie il pourra montrer la photo à toutes les nanas pour crâner.

Jusqu'à Pierreclos ça va aller, nous suivons le ST4 puis après on le suit plus parce que Pierre Laurent me fait signe de passer. Bon, là je dois avouer que je vais un peu mettre le cerveau en position OFF pendant une dizaine de bornes parce qu'on va se retrouver avec personne dans les rétros (ben ouais on s'est gouré de route ;o)) et puis ça va frotter dans tous les sens dans les virages... Sincèrement je n'ai jamais roulé à ce rythme en duo, la moto tourne comme une horloge, y'a juste le pneu avant qui avoue ses limites sur certains virages où je suis un peu trop optimiste.

Arrivés sur l'embranchement après Tramayes pour rejoindre Beaujeu on s'arrête pour souffler, Caro, la Ducati mais moi aussi :-)) En plus personne n'arrive alors je regarde le road book et on fait demi-tour, on repasse Tramayes et à un carrefour on rencontre Didier, Jean Marc et Xavier qui hésitent alors on va être une moto de plus à hésiter puis on se repaume un peu du côté de Jullié et Juliénas.

Enfin on tombe sur un panneau nous annonçant "Beaujeu" alors on peut ouvrir parce que Caroline me dit texto "on pourrait ouvrir parce que là je me fais ch..." bon okay j'exagère mais dans la pensée, c'est ça... Bon ben gaz alors... moi je voulais pas mais ma passagère m'a obligé vous comprenez ;-))

Là franchement, ça va être grave et le pot à droite comme la béquille à gauche vont tirer la gueule mais ce que c'était bon... Jusqu'à ce que dans un droite j'aperçoive Véro sans casque qui nous fait de grands signes pour ralentir. Aïe mauvais plan :((

Sortie de virage je me range avec les autres qui sont arrêtés... La Sprint RS de CC est garée à l'envers mais debout, tout le monde aussi, ouf. Je béquille la moto, Caro et moi allons aux nouvelles : petite chute sans gravité, tout le monde est ok. Gros soulagement. Ca mécanique sur la moto (pédale de frein à jeter, quelques éraflures, un cligno HS ...) pendant qu'on refait tomber la pression en mangeant des raisins.

On repart après avoir prévenus les autres à Beaujeu et on repart cool car Isabelle a eu peur (le ST4 suivait le RS) et Caro n'est pas mieux...

Vivement Beaujeau qu'on puisse pinarder :-)) Mais non rhâââ de suite ! ;o))

On roule tous ensemble jusqu'au troquet du centre ville où nous attendent les rescapés. Je file acheter des clopes entre deux cafés et ensuite c'est la séparation en deux groupes : ceux qui sont à la bourre et qui chopent l'autocroûte et ceux qui ont le temps de rentrer par Claveissolles. Là, Caro préfère monter avec Didier sur le ST2 et je la comprends ... Déjà je la trouve courageuse (certains disent inconsciente) sur le 900 JBT mais bon faut pas pousser non plus. Là par contre, je vais pas passer le meilleur moment de la journée... En solo, ma moto n'a plus du tout le même comportement, elle bouge, guidonne, je manque de me mettre gravement au tas en envoyant la purée en sortie de courbe à gauche, le pneu AR part en travers, je ne coupe pas pour pas être éjecté et je couche tout pour prendre le droite qui suit. Là, pas de bol, saignée maousse dans la route, l'avant part en sucette, ça drible, ça guidonne mais tout rentre dans l'ordre aussi vite.

Un poil énervé de pas pouvoir rouler, je vais bêtement m'obliger à ouvrir comme un sauvage sur la petite route qui va à Claveissolles mais là aussi dès que c'est dégradé, c'est inconduisible. Bon, on se calme parce que là le soleil se couche, on rejoint la grosse départementale qui va à Lamure sur Azergues, y'a plein de bagnoles.

Fatigue, tension, peur rétrospective, mon genou pulvérisé en enduro il y a quelques années recommence à me faire mal et méga crampe, grosse douleur, je dois m'arrêter d'urgence pour remettre tout ça en place :((

Le froid me paralyse, je suis pas bien, je vais rouler tout cool avec tout le monde jusqu'à Lozanne où on fume une clope. Michel et le Speed T595 ont filé, il reste le Bandit, le GSXF, les deux ST2 rouges, le Fazer de Bruno, Jérémy et son GSXF ainsi que ma pomme. Olivier nous propose un apéro chez lui du côté de Tassin la demi-lune, allez c'est parti.

Retour tranquille dans la nuit, apéro qui va bien avec le chat d'Olivier et Ariane qui a super les crocs puis on rentre tranquillement, on pose la Ducati au garage.

Demain boulot, ça c'est moins marrant de suite... Une bonne nuit de sommeil réparatrice s'impose après la douche bienvenue et un petit repas délicieux comme d'hab avec Caro ;-))

Encore un week-end moto d'enfer, une balade splendide dans des coins magnifiques, beaucoup de motos mais finalement tout s'est bien passé à part pour le Sprint RS de CC mais là aussi, plus de peur que de mal... Donc ben, rien à dire, c'était super !

L'omelette était baveuse à souhait au repas de midi, la crêpe au chocolat un délice, ma moto fantastique!

Voilà, c'est la fin du C.R., il ne me reste plus qu'à remercier tous les participants pour ces moments sympathiques de franche rigolade, CC et Sophie pour nous avoir préparé cette balade fort réussie... Et puis aussi tirer un gros coup de chapeau à ma passagère qui ne s'est jamais plains de quoi que ce soit alors que franchement elle aurait pu...

Guilhen le 21/09/2000