Un samedi matin sur la terre Ducati

Une balade un matin en plein mois de Décembre ? Ben oui, c’est possible ! Huit motos qui roulent à l’unisson dans les virolos du département de l’Isère au rythme des frémissements de la fin d’automne, oui c’est possible !

Pierre avait lancé l’idée en fin de semaine pour proposer une petite virée matinale, et les intéressés n’ont pas tarder à se manifester… Bruno et son Fazer malgré l’ouverture de la saison de course sur glace à Val Thorens à laquelle il voulait assister, Didier et le ST2 fraîchement sorti de la révision des 10 000, Benoît et l’autre Fazer (décidément c’est un élevage ;o)), Rudy et son superbe 851 (rhâââ mais que c’est beau un 851 !), Pierre et le 900 SS (la meilleure moto du monde, c’est bien connu), ainsi que Xavier et Marco, bien entendu, avec leurs motos.

Pour ma pomme, Xavier a profité de charger le 350 Desmo sur la remorque le vendredi soir pour y ajouter le 500 Pantah en pensant à moi. Sacré Xavier, un vrai grand frère pour moi ;-))

Samedi matin, le 2 décembre. Réveil comme pour aller au boulot mais quand il y a un tour de moto à faire, ce n’est jamais bien difficile de se lever. Je prends la voiture pour rejoindre Bourgoin Jallieu où je retrouve Xavier, le Desmo et le Pantah.

Pression des pneus, on refait le niveau d’huile du 500, on s’équipe et sur le coup de 09h30 on file sur St Jean de Bournay chez Marco où est fixé le rendez-vous.

Sur la route aucun souci, Xavier ouvre et encore une fois je suis épaté par le rythme que parvient à assurer le 350 sans jamais faiblir.

Arrivée chez Marco ça sent bon la Ducati ;-)) mais le câble d’embrayage du Pantah est en train de lâcher. Je laisse les pros de la mécanique s’affairer, Marco fouille dans son bric à brac plein d’outils et sort un cable de rechange salvateur. Pendant ce temps on boit le café et on discute Ducati, bien entendu. Les compères en Fazer sont comme des dingues parce qu’aujourd’hui ils vont essayer de la vraie moto ;-))

Marco a sorti sa collection au grand complet : le mono 350, le 750 SS et le 600 Pantah dont le carénage n’a toujours pas été remonté.

On se met tous en route et franchement ça a sacrément de la gueule. Bruno est tout excité à l’idée de débuter la balade au guidon du 900 SS de Pierre. Celui-ci est tout aussi heureux d’enfourcher le superbe 600 Pantah tandis que Benoît prend les commandes du 750 SS après avoir écouté cérémonieusement les recommandations de Marco.

Faut dire que le SS de Marco avec les Dell’Orto réglés pile poil, c’est pas pour les demi sel.

Le ciel est menaçant et y’a même quelques gouttes alors pour se rassurer on se dit qu’avec un peu de bol c’est parce qu’y a 1600 qui nous a rejoint mais même pas ;((

Et c’est parti pour 120 bornes à travers les petits patelins de l’Isère : Roybon, StMarcellin et tout le toutim.

Les mono ouvrent la route, et à la faveur d’une ligne droite Pierre nous passe en trombe sur le 600 Pantah. Rudy roule devant moi un moment et à la faveur des feux rouges je surprend les sourires béats de Bruno sur le SS. Plus loin, Benoît roule prudemment sur le SS qu’est pas à lui et Didier finit de se réveiller sur la ST2. Faut dire que pour arriver assez tôt à StJean de Bournay il a fallu qu’il prenne sur lui pour se réveiller, papa ours…

Les routes se prêtent à l’utilisation des bi-cylindres Ducati, c’est indéniable et il n’y a pas besoin de se concerter pour comprendre que tout le monde prend du bon temps.

La 500 Pantah est vraiment sympa à conduire, en tous les cas moi je m’amuse et elle a beau avoir bientôt 20 ans cette moto, je retrouve les sensations et l’agrément de mon SS. Heureusement qu’il n’y a pas de Fazer dans cette balade, ça aurait vraiment dénoté…

Ben justement les pilotes de Fazer vont changer de monture à l’occasion d’une pause pipi clopes photos au détour d’un virage sur le chemin du retour.

Pierre doit rentrer sur Lyon, il récupère donc son 900, Bruno se retrouve alors sur le 750 SS tandis que Benoît hérite du 600 Pantah…

Pour ma part, Rudy me passe le guidon du 851 en me précisant de me méfier du pneu AR qui est un peu piègeux sous la flotte.

D’ailleurs on va se prendre un petite pluie sur les casques un petit moment mais pas de quoi fouetter un chat … Bon alors le 851 ? me demanderez-vous … Ben j’avais déjà essayé celui de Serge lors du WDA mais la route était trempée et toute droite. Difficile de se faire une opinion sur la moto dans ces conditions. Ici je vais pouvoir entrapercevoir les capacités de la bête. Bon déjà faut avouer que j’ai un faible pour cette moto, sur un pur plan esthétique. Ce logo "851 Superbike" qui décore la coque arrière, avec le logo Ducati écrit en blanc, ces flancs de carénage droits, argl, rhâ lovely !!!

Et le plus fort c’est qu’au guidon le ramage ressemble au plumage… Puissant, coupleux, le moteur est vraiment fabuleux. Ajoutez à cela la légendaire rigueur du cadre Ducati et on obtient une véritable moto de course qui roule sur route ouverte. Même en enroulant prudemment à bas et moyens régimes, ce que j’ai fais, on prend un pied monstrueux. Seul bémol : le train arrière a un comportement bizarre, je me fais un ou deux écarts à la mise sur l’angle, peut être à cause de ma brutalité, mais bon, Rudy lui même me confiera par la suite qu’à part sur circuit il n’a jamais trouvé les bons réglages. Y’a pas à dire, une 851 c’est une vraie moto de course, c’est pas pour les lopettes en mixeur bridé ;-))

Arrivée à StJean de Bournay quelques dizaines de minutes après, sous un ciel à nouveau clément. Tout le monde est ravi, Benoît a eu un peu de mal avec la Pantah sous la flotte, faut dire que c’est pas évident de prise en mains par rapport à un Fazer, mais qui plus est avec des amorto morts :o))

Bruno est comme un dingue mais il osera pas l’avouer dans son C.R. je le sais, c’est qu’un fourbe. En réalité je suis persuadé qu’au printemps il roulera en Ducati, ça je l’ai vu dans ses yeux et je sais qu’il va pas tarder à craquer.

Didier béquille le ST2 et étouffe un bâillement, il vient de se réveiller.

Après ben tout le monde rentre chez lui mais y’en a dont je tairais les noms qui font un détour pour aller s’acheter des combardes de cuir à des prix défiant toute concurrence.

Pour ma part je rentre avec Xavier à Bourgoin pour vingt kilomètres supplémentaires au guidon de la très attachante Pantah.

Pas tout à fait 200 kilomètres donc, mais malgré ce, une sortie bien sympa avec plein de Ducati de toutes les époques, des années 70, 80 et 90. J’espère que les photos seront réussies parce que franchement, rouler un 2 décembre comme on l’a fait c’était vraiment bieng et on a encore plein de souvenirs à rajouter au grand cahier qu’on écrit chaque semaine maintenant ;-)))

 

Guilhen.