Marco aime sa MK3...

Salut à tous,

Dimanche matin un rayon de soleil prometteur me met de bonne humeur après trois jours de temps plus que dégueu et trois nuits sans dormir à chouchouter ma fille aînée bien malade depuis trois jours.

Normalement je devrais être dans la Sarthe au rassemblement du DCF organisé par le gars Frère Tuc et prétexte au rassemblement du bureau de ce club d'essorreurs de poignées à la sauce bolognaise dont je fais parti.

Manque de bol la fièvre et la toux de charlotte et mon dégonflement devant l'annonce de très mauvais temps dans tout l'ouest de la france pour la fin de semaine m'ont décidé a rester chez moi. Mais ce dimanche y a un peu de soleil, pas de vent et mon mono me tends ses bracelets.

10heures et demi , trois cafés depuis 8 heures , j'enfourche mon ptit mono, ouvre l'essence, déplie le kick, un poil de starter et un peu de gaz, une inspiration profonde et vlan , poum,poum,poum,poum, ya pas a dire malgré son allumage à rupteurs et son taux de compression à rebuter le plus couillu des taureaux de concours mon Mark3 a démarré du premier coup de kick.

La brêle pompome tranquille et je laisse les 3 litres d'huile monter doucement en température en donnant des petits coups de gaz.

Faut dire que le souvenir de l'embiellage pété de mon SS est encore très tenace et je laisse pas le moteur tourner tout seul au ralenti ou a trop bas régime méfiant que je suis avec les pompes à huiles des ducati à couples coniques.

Ce matin je sort juste pour une mise en jambe d'une demi heure histoire de... cet aprem si on fait rien j'appellerai xavier pour rouler plus longtemps.

En attendant j'engage la première (à droite et en haut pour ceux qui connaissent pas) et poumpoumpou, brooooo, je passe devant le portail de mon voisin d'en face possesseur de RSV1000 et qui doit avoir tous les nominés lyonnais du grand prix du super kéké 2000 comme potes. Le claquement caractéristique du 350 mono le fait jaillir de chez lui comme une flèche (rare pour un dimanche matin) mais j'ai pas envie de causer juste de rouler un peu......

Me voila parti sur la route de Grenoble, allongé sur ma vaillante trois et demi qui enquille les virages de semons avec facilité. Je n'ose pas vous dire que celui qui n'a jamais piloté de Ducati ne sait pas ce que faire de la moto veut dire mais je rajouterais que le ducatiste qui n'a jamais roulé sur un couple conique mono ou bi ne sait pas ce Ducati veut dire.

J'en étais là de mes pensées couché sur les compteurs à enrouler les virages qd un staccato irrégulier dans les explosion du monocylindre attirèrent mon attention.

J'ai eu le bon réflexe de couper l'éclairage , le moteur reprenant son rythme . Cependant une petite voix se fit entendre : Marco fait demi tour , tu es à quinze bornes de chez toi, ça fait loin à la poussette. Je me décidais donc de faire demi tour et de ne pas écouter l'autre moi même qui m'incitait à continuer à profiter des sensations extraordinaires d'une ducati classique de 127 kgs à couple.

A 5 bornes de chez moi le rythme des explosions redevenait irrégulier, la moto coupa définitivement juste avant l'entrée de Saint jean de bournay. Un rapide coup d'il ne detecta rien de particulier, le moteur n'etait pas trop chaud et les compressions étaient bien là au kick. Je rentrais donc à la poussette pressé de démonter le circuit électrique de ma bête pour vérifier.

Je repassais devant le portail de mon voisin heureusement pour mon amour propre et la réputation de notre marque pas là et poussait la bête rétive dans mon garage.
Le diagnostic ne pris qu'une minute : batterie à plat à cause d'une cosse débranchée sur le régulateur à cause des vibrations.

Mise en charge de la batterie , resserrage de tous les boulons accessibles et verif de tous les branchements électriques et basta pour ce matin.

Dimanche après-midi 14 heures trente, il fait toujours beau, la petite batterie de 5A/H annonce 13.5V à ses bornes , je la remonte aussitôt et je démarre la moto aussi simplement que le matin, le petit mono semble me sourire du coin de son phare chromé visiblement heureuse d'aller aspirer de l'air à plein cornet de son dellorto de 29mm.

J'appelle xavier pour lui signaler que je vais rouler un peu et voir si on peux pas se rejoindre qq part, mais le contact de sa messagerie me laisse penser qu'avec Tasie enceinte jusqu'aux yeux il a d'autres priorités ces jours et les prochains. Tant pis je vais rouler tout seul et garder la vue du coté droit du MK3D à 110 compteur de xavier à un guidon de distance du mien dans ma mémoire pour la rafraîchir plus tard.

Je reprends la même route que le matin, direction Grenoble via semons, la cote st André , st Etienne de st geoirs, le col de toutes aures et retour par Vinay, Tullins , la Frette, et Semons , une belle boucles de 150 bornes qui n'effraie pas le cylindre de mon 350.

Je vous épargnerai le récit des sensations éprouvées au guidon de cette moto. Je vous dirais simplement que cette moto se mérite , encore plus que les ducati modernes, et qu'à son guidon si tu as un peu de culture "motos européennes et des références historiques", le broooopompom, du mono dans les virages serrés du col de toute aures te font croire que tu t'appelle Findlay ou Spaggiari et que tu roule au TT par un beau printemps de mai 1966.

Voila, voila pourquoi j'en cherchais une Mark3, parce que cette moto n'a pas fait l'histoire mais parce qu'elle EST l'histoire et en plus elle est belle à en pleurer.

Marco desmo.