Comme convenu le CR de ce merveilleux WE :

Tout d'abord deux conseil pour Britalia 2004 :
1 - Venez y car c'était génial
2 - Arrivez tôt, car c'est un vrai bonheur d'attendre dans la cour d'un
château sous le soleil en discutant avec des passionnés et d'écouter au fur
et à mesure arriver les équipages : Tiens une Norton, oh, une Laverda 3
cylindres, oh une velocette, PUTAIN une Vincent, et des Guzz bien sur, pi
des ducat' mono, couple conique, etc... Le bonheur des yeux et des oreilles.


Sinon le CR :

Mardi dernier, 2 jours avant ce pont du 8 mai, que je devais passer à
Bruxelles pour faire provision de BD et de bière, le plan belge est annulé.
Que faire, il me semble me souvenir d'un WE moto ancienne mais ma Lemans
était de trois ans trop jeune pour la fète. relecture rapide des 15 tonnes
de mails du forum et là hop, ouvert aux plus récentes... Donc coup de fil
en urgence à MCT et voilà mon WE rempli : Je ne sais toujours pas de quoi
il s'agit sauf que ça se passe sur 2 roues et des machines d'avant 85
anglaise et italiennes...

Jeudi 15h00, sorti d'un bon resteau avec madame, je l'abandonne pour 4
jours... monte sur la moto et hop direction St Symphorien sur Coise et son
château.

Sorti de la nationale, ça commence à tourner un peu et là horreur, je ne
penche plus...
Docteur du Viraga. Vite...
Depuis ma bûche il y a un mois, je n'ose plus pencher à gauche, je freine
dans un virage des que je n'en vois pas la sortie presqu'à m'arreter au
milieu du virage... L'horreur...

Mais bon, cela mis à part, j'arrive sur le coup des 16h00 et là, grosse
banane et festival de belles machines.
dans le cadre idyllique de la cour du Château.
Bières, discutailles motardes, explication par la Wesmer family du pourquoi
un GPS sur un LeMans, repas, remise des roadbooks, re-bière, re
discutailles et hop au lit car le lendemain, lever 7h30 et départ 9h00.

Vendredi 9h00, départ vers la Pillat.

Route super sinueuses, je me rends d'autant plus compte de mon blocage de
penchage car il y a plein d'epingles. Cela dit on roule quand même à un
ritme soutenu avec une commando, une bonnie, un LM1 et une 90s (comme quoi
ils sont pas sectaires au Britalia, car d'italien elle n'a que les carbus).
Je compensais mes virages parfois limites, surtout les gauches (c'est celui
ou j'ai chû...) par une brutale et franche réaccéleration en sortie de
courbe. Merci le gros couple de la LeMans et le Whap à 5500. On a même
déposé... si si, déposé... une 900 SS couple conique et une Benelli 900
Sei... Comme quoi il y a des réputations surfaites ;-)
On a mis au déjeuner toute notre mauvaise foi motarde à commenter cet
exploit...
Petite pause bricolage de mon sélecteur de vitesse avec Christian, merci à
ses trousse à outils, il va vraiment falloir que je m'equipe de ce coté, ma
trousse à outil couteau suisse ayant provoqué moultes railleries.
Sur la route du retour, se joigne au groupe qq scuderiste connus (Oliv,
Djidji et Chelmy), l'etape suivante : la brasserie du Pilat. En voilà un
bon programme...
Après moultes virages, des angles qui reviennent doucement, mais alors
doucement, et le doux bruits des Lafranconi, Conti, et autres tubes vides
servant à évacuer en chantonant les gazs usées. On arrive à 500 m de la
brasserie et là, Chelmy se range sur le bas coté. Pb de sélecteur de
vitesse qui revient pas... Au final, ressort de rappel pété... Assistance
et remorquage jusqu'à la cave d'un pote de MCT.
On a trouvé une LeMans adhérant à la ligue antihoublon... Brûle là Michel...
Retour plus tard avec les trois scuderistes et Chelmy en passager sur la T3
de Djidji.

Soirée, Bière, arrivée d'une Vincent BlackShadow, groupe rock, roadbook...

Samedi 9h00
Préparatifs, Michel va chercher un 2T Yamaha enfumant de bleu tout
poursuivant pendant que j'aide Olivier à remettre d'aplomb ma commande de
vitesse Tarozzi qui merdouillait un peu : "un boulon sans filetage serre
moins bien qu'un boulon fileté".
Une fois tout le monde réuni, on décolle dans les roues de la V7sport de
MCT suivi par un Commando Fast Back.
Direction les monts du Forez et Ambert. C'est plus roulant, mais les routes
sont particulièrement pourrites et fatigues vite les bras quand on a monté
des suspensions de chez poutrelle. Je suis toujours un peu à l'agonie
derrière le groupe mais je suis quand même et on est je pense parmi les
groupes roulant le plus soutenu. Ça revient doucement et j'ai trouvé une
astuce, je chante dans les virages, ça m'évite de penser à la vautre et à
"si je penche je tombe, si je freine je tombe moins vite, ah putain ça se
referme, je coupe les gaz et je réaccélere timidement."

Arrivée à midi après 3-4 gouttes et repas montagnard dans une belle petite
auberge du Forez, sieste et nous sommes les derniers à partir direction Ambert.
Passage rapide devant le moulin Richard de Bas et arrêt culturel au musée
Agrivap, le musée de la machine à vapeur agricole.
Tiens, c'est étrange, le freinage devant le musée produit un bruit étrange,
comme le scratch d'un DJ sous Acide.
Arrêt, béquillage devant le musée et là, le disque arrière tout bien rayé.
plaquette morte (cf photo de Chelmy :
http://ryuv11.free.fr/photos/britalia03/britalia_2003_n53.jpg)
Tour dans Ambert pour trouver une paire de plaquette, 2 concessions moto et
peau de zob, pas de plaquettes ki vont bien.
Olivier et Jivaro (illustre mecano d'anglaise, venu sur une Vincent Meteor)
m'ont aidé à inverser les plaquettes pour pouvoir avoir l'intégral et
remettre les plaquettes mortes sur le frein AV. Donc pas touche au frein AV
pour le retour.
J'ai d'ailleurs trouvé un truc imparable pour ne pas toucher au frein AV,
mais je laisse MCT expliquer le point faible de cette astuce, qui a fait
que je n'y ai pas recouru ;-)
Cela m'a valu une tournée offerte de bon coeur aux valeureux mécaniciens
qui n'ont pu au final faire la visite du musée.
La LM de Chelmy empêche de visiter les brasserie, la mienne, les musées.
Départ après cette pause terrasse et retour sans toucher le frein AV avec
la troupe de la scuderia et Juju sur son 250 Desmo.
Sur une grande ligne droite avalée rapidement, le Desmo crachotte et ne
veut plus repartir.
Le carbu crache l'essence par les cornets à chaque coup de kick.
Arrêt dans une cour et hop re-séance de mécanique. C'est le condensateur
qui s'est dessoudé. Qu'a cela ne tienne, Olivier sort de sa sacoche une
boite de condo Guzzi, trop grand pour la Ducat, donc qui sera monté à
l'arrach à coté du carter.

Retour au Chateau, bière, repas et dodo tot, car à se lever tout les matins
à 7h00, on commence à être claqué.
Roadbook pour le lendemain dans les monts du Lyonnais, mais bon sans frein
je ne tente pas et dis au revoir à tout le monde le matin après avoir
ramené Chelmy et la Yam chez MCT et Chelmy en passager (qui a confirmé
l'inconfort du bourrelet de mousse servant de selle) au château pour
attendre le Taxi qui le mènera à sa Yoplabusa à 2 étages le ramenant sur Paris.

Retour sur Lyon pour retrouver ma belle avant de rattaquer le taf.

Voilà les souvenirs d'une excellente concentration, donnant la part belle
aux machines et à de fantastiques ballades.
Encore un grand merci à tous les organisateurs et à tous les participants
de ce Britalia 2003, bises spéciales à Manu et MCT et aux listeux présents.

Ptet à ce WE à moto-légendes, comme d'hab, je m'y prendrai au dernier
moment pour y aller.

Emeric