Vendredi am j'ai rdv chez Didier à Vourles pour y retrouver Yannis.
Après avoir fait un détour par le store pour y acheter un cable de compteur
qui venait de me lâcher, je retrouve Didier, le Bob Marley de Vourles, en
survêt, affairé sur sa RGV aux couleurs rasta.
J'en profite pour laver ma M900, ben quoi c'est important quand même !
et puis Bruno et Isa nous rejoignent après avoir mis 1h30 pour faire les 25
kms qui séparent Lyon de Vourles, au moins en voilà à qui le stage sera
bénéfique me dis-je !

Départ vers les 19h30, la route se passe bien et Yannis et moi arrivons sans
encombre à St Nectaire vers 22h après avoir quitté Isa et Bruno au camping
d'
Issoire. Sympas les copains nous ont gardé à manger.
Nous allons prendre possession de notre chambre, à côté de celle de
DesmoPedro
et FF les 2 co-gérants du "Fuckin' Blue Boy" de Voiron.

Après une nuit bien méritée, nous prenons la direction d'Issoire, arrêt à
Champeix pour prendre un p'tit déj avec Yannis dans un café où un groupe de
jeunes finissent des verres de pastis en braillant à tue-tête pendant que
leurs copines vomissent leur petits déj', j'ai la bizzare impression d'avoir
déjà vécu cette scène, mais oui : mes vacances de l'année dernière en
Bretagne !

Arrivée au circuit, je retrouve Laurent qui pensant qu’il s’agissait d’un
w.e
canyoning avait apporté son chapeau d'Indiana Jones, ah ah sacré Laurent !
ainsi que Franck qui explique à tout le monde que sa 900ss était HS et qu’il
avait été obligé de venir avec la SV, nous comme on est gentils on lui dit
que
c’est pas grave, qu’on le comprend et qu’on aurait fait pareil.
Puis c’est la préparation complète de la Mostro en configuration piste, euh
c'est à dire : retirer les rétros, et puis le briefing, et enfin le moment
tant attendu...
Je me trouve dans le groupe des débutants parce que je le vaux bien,
Stéphane
Telcou nous enseigne le déhanchement et la trajectoire, et fait 4 passages
avec la MV pour dit-il, nous montrer la trajectoire à prendre, mais en fait
il
cherche à nous impressionner mais ça marche pas.
Il nous explique également qu’on doit oublier le frein arrière, elle est
bien
bonne celle-là ! je viens juste de remplacer mes plaquettes arrières,
pouviez-
pas me le dire avant ?

L’a.m. se passe à travailler le grand droit au bout de la ligne droite,
on fait des séries, je m’applique à repousser la limite du freinage avant de
balancer la moto dans le virage, soudain un scud gris me fait l’exter et je
transforme piteusement ma Mostro en engin agricole, ‘culé de Benoît !!

Le soir c’est repas au resto du village. Jige, Claude et moi devons nous
battre pour remplir nos verres car ces hussards de La Pluche, Laurent et
Doc
monopolisent les bouteilles, ils reprendront même 3 fois du rab de patates !
Avant de se coucher Guilhen et moi on passe une heure à discuter sous les
étoiles, ‘tain c’est beau !

Après une bonne nuit de sommeil, j’ouvre un œil au petit matin réveillé par
les cris monstrueux d’une bête que j’imagine terrifiante, finalement je
m’aperçois que ce n’est que Yannis qui se mouche.

Après un arrêt petit déj’ à Champeix, retour au circuit. 1ère série des
confirmés au cours de laquelle survient ce malheureux accident à Claude.
Pendant ce temps Stéphane Telcou passe en revue les motos de mon groupe une
par une pour vérifier les suspensions. La mienne a une fourche en chamallow,
en 2 tours de tournevis Stéphane la durcit (la fourche), il est trop fort
ce Telcou !

On fait quelques tours de lopette, refroidis par l’accident de Claude.
Après le repas de midi, les choses sérieuses reprennent, c’est roulage
libre,
je me lance dans des séries de 6-7 tours, pas plus car je suis obligé de
m’arrêter pour me réhydrater. Guilhen le chef chronométreur m’annonce 1’33,
je
suis presque sûr qu’il m’a pris quand Kristell m’a bouchonné dans le pif paf
avant la ligne droite. De toute façon comme ce n’était pas ma combine, je
n’ai
pas pris d’angle pour éviter d’abimer les sliders car je suis respectueux
des
affaires des autres moi.

La fin de l’a.m. s’approche, il est temps de repartir sur Lyon. Je prends la
route avec Isa et Bruno, sous un ciel menaçant. Après quelques kms nous nous
arrêtons pour prendre des nouvelles du fromage qu’Isa et Bruno ont acheté à
St-
Nectaire, on nous dit qu’il va bien, il est au frais dans le frigo du
circuit
d’Issoire.
Le reste de la route se fera sans encombre. Je rentre fatigué mais heureux.

Frank – M900 jaune