Ouf ! La semaine est finie.
J'appuie sur le bouton de RAZ et mon cerveau se vide instantanément de
toutes les questions de boulot.
Avec Claire, David et le chien on s'est concocté un chouette programme :
Départ mardi matin au plus tard avec la remorque, on laisse cette dernière
en cours de route et on se balade dans les volcans d'Auvergne avant le WE
fatidique.
Il faut juste préparer la Ducat, une affaire de 2 heures.
Mardi soir, après avoir galéré pour trouver un pneu, des cornets, constaté
que les manchons des pipes d'admission étaient fendus, on décide de
raccourcir les vacances :)
Merci quand même pour ton offre, Benoît.
On arrive parmi les premiers au gîte. Les lopettes lyonnaises, effrayées par
la longueur du trajet, arriveront la plupart de nuit, en évitant les
morsures de loups-garous fréquents dans la région.
Tout en discutant on voit arriver les potes, reconnaissables de loin par le
son puissant des desmo pour certains et par le halètement asthmatique des
diesels grimpant la cote pour la plupart.
Pierre frime avec son cuir en nous faisant croire que ses affaires ne sont
pas arrivées.
Les rares qui n'ont pas de ducat se cachent comme ils peuvent, pourtant on
n'est pas trop méchant et on ne met le feu à aucune machine. On crève juste
le pneu arrière d'une tromphe.
Les durs et tatoués cranent parmi les jeunots qu'une angoisse visible
tenaille au ventre, mais on n'est pas la pour rigoler et on part au resto.
Au matin, c'est une véritable volée de moineaux qui saute du lit et le temps
de dire ouf ils sont tous partis vers Issoire, c'est beau la motivation !
Pierre, qui a du dormir avec son cuir, cherche Didier qui soi-disant aurait
ses affaires.
Sur place c'est la grosse effervescence. A 8h30 certains sont déjà équipés
de la tête aux pieds et prêts à sauter dans leur casque.
Ca change rien pour Pierre qui mijote dans son cuir depuis 3 jours. Fais
gaffe en l'enlevant, la greffe a peut-etre pris.
Les vieux, qui savent, sont toujours en short.
Après le briefing, quelques biscuits énergétiques, 2 ou 3 cafés, encore
quelques biscuits et 2 cafés de plus pour pousser le tout on est prêt.
Quand les bécanes se lancent sur le grand cirque, la pression retombe. Ca y
est ! On y est !
Après, tout s'enchaîne. Les profs prodiguent leurs conseils avisés, on
essaie de faire au mieux, on se traite de tous les noms en voyant que ça ne
marche pas, on recommence, on se prend pour Rossi quand parfois ça marche.
Et durant tout ce temps le ombrella-girls de choc nous chouchoutent, nous
portent des mètres cube de flotte et parent à tous nos besoins. Merci du
fond du coeur pour votre efficacité et votre gentillesse.
Le lendemain les fauves sont lâchés, c'est quartier libre ! La production de
blé a du singulièrement baisser sur Issoire, quelques bécanes se prenant
pour des moissonneuses-batteuses ont du faire baisser le rendement.
Les chutes sur circuit sont généralement bénignes, pas pour Claude hélas qui
se casse quelques nonos. On pense à toi.
Les ch'ti jeunes tiennent absolument à taquiner le chrono, histoire de
corser les longues soirées d'hiver par des récits d'anthologie ou il sera
fait usage d'un langage bizarre et quasi-incompréhensible : "taxé au
freinage" "enrhumé pour l'hiver" "je les ai tous pourri" etc...
Guilleng se charge de l'arbitrage après avoir mangé le gâteau d'aniv de Xav
(100 ans à eux deux, chapeau)
Mais le plus dur arrive, il faut partir. L'idée qu'on va bientôt recommencer
rend plus doux ce moment.
Merci à tous, merci à l'organisation qui était parfaite, les profs nous ont
pas trop engueulé et nous ont confirmé qu'on était vraiment des poireaux.
Ca m'a fait drole de revoir "Telcou" que j'avais rencontré au TT en 98 et
qui m'avait déjà sacrément impressionné à l'époque
Merci à l'équipe MJ pour leur bonne humeur et les belles photos.
A la prochaine.
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Georges