Hello tout le monde…

Il parait qu’il n’a pas fait beau à Lyon ce week-end ? Vous auriez dû
descendre un peu plus au sud. Nous étions Marc et moi en Ardèche où il a
fait un temps fort convenable… Pas grand beau temps mais de quoi rouler sans
être mouillé et se faire plaisir.

Chose que nous avons faite d’ailleurs… Après une semaine chargée entre
avions, gestions des changements de pneus de nos montures respectives et
autres tracasseries, nous avons pris la route tard vendredi soir direction
Aubenas.

Nous avions revêtu tous les deux nos équipements d’hiver car le temps
menaçait d’être fort froid pour cette équipée nocturne D’ailleurs, il ne
faisait pas chaud. Mais bon, quand il faut, il faut ! Arrivés à bon port
vers minuit et demi après un col de l’Escrinet nocturne… Grande nouvelle, la
nuit, je roule encore moins vite que le jour ? (qui a dit c’est pas possible
? ;-) ).

Bref, samedi après midi, pendant que les messieurs s’attaquaient lâchement à
un pauvre moteur japonais qui n’avait rien demandé rien à personne,
Catherine et moi partions nous balader. Au programme, la croix de Bauzon, le
col de Meyrand et la vallée de la Drobie. Bref, que de la petite blanche :
étroites, sinueuses, défoncées, c’est comme ça que je les aime moi ! Ma
compagne de l’après midi, beaucoup moins, son Monstro tout neuf (à peine une
dizaine d’année) ne se mène point facilement sur ces routes exigeantes. Mais
qu’à cela ne tienne, nous avons pourtant pris bien du plaisir à les
parcourir ces petites routes champêtres. Après un chocolat chaud bien mérité
pris à Joyeuse, nous rentrâmes au bercail par la grande route pour épargner
les poignés de Catherine et pour être sur qu’elle soit en état de rouler le
lendemain. Retour à la maison pour trouver un moteur japonais hors de son
cadre, une moto sans moteur, une cour vide de moto et un canapé remplit de
gamins, plongés dans le visionnage de Scoubidou. Mais où sont-ils passés ?
Parti rouler aussi, pardi. Ils ont entreprit l’ascension du plateau
ardéchois via Mezhillac. Zap sur une bonne soirée pleine de crêpes.

Le bilan de cette après midi ? Je suis maso !!! Si, si, j’ai une moto qui
est parait-il faite pour arpenter les circuits sur des pistes sans aspérités
ni bosses et moi, je prend mon pied à la faire rouler là où il y a le plus
de bosse, dans des routes étroites avec des gravillons. Quand je pense que
la première fois que j’ai roulée en Ardèche je les ai pris pour des fous
avec des routes qui tiennent plus de la piste cyclable que d’une route pour
véhicule à moteur. Maintenant, j’en redemande. Maso, je vous dis !

Dimanche matin, au programme, essai du Monstro. Marc part sur le monstre
histoire de chauffer le bête et moi sur mon canari. Direction le col de
l’Escrinet. En bas du col, nous procédons à un échange de montures. Et me
voici partie sur la bête… On m’avait prévenu, ça ne tourne pas ce truc ou
alors, il faut le lui demander avec beaucoup d’insistance. Soit, premier
virage… Gloups, ils ne m’avaient pas mentis !!! Ca fait un barouf de tous
les diables, ça vibre tellement que j’en ai mal à la cheville et ça tourne
difficilement. La moto rêvée, quoi ! Je m’applique et arrive tant bien que
mal à me faire obéir. C’est clair que par rapport à un SV ça n’a rien à voir
(je compare au seul twin que je connais, hein ). Autant la Sv est facile,
autant le Monstre est difficile. Pas évident de rouler vite avec ce truc.
Mais quand on sais rouler vite avec ça, çà doit vouloir dire qu’on n’est pas
un mauvais pilote. Autant le dire tout de suite, moi je ne sais pas rouler
vite avec un monstre (déjà qu’avec ma moto, c’est pas gagné !).

Par contre, je suis pleine d’admiration pour Catherine qui mène déjà sa bête
avec brio, pourtant, il n’y a pas longtemps qu’elles se connaissent.

Donc je rend vite la bête à Marc et je retrouve avec joie mon canari. Et
bien, c’est la première fois que je reprends ma moto en ayant l’impression
qu’elle est d’une facilité enfantine. Même que les premiers virages avec ma
moto, j’ai manqué de faire demi tour à chaque fois car je continuais à
forcer un peu la moto à tourner comme avec le monstro. Sauf que la mienne,
elle n’a pas besoin de ça. Ou du moins, pas à ce point ! Bref, retour
jusqu’à la maison, j’en profite même pour larguer Marc dans la montée.

Connaissez-vous l’excuse n° 7468 : le faux point mort. Si si, le vilain
monstre lui a fait deux faux points morts dans la montée en pleine courbe
alors forcement, je l’ai distancé !!! Mouarf !

Bref, déjeuner rapide puis nous reprenons la route direction Lyon
accompagnés par nos hôtes. Au programme, que du roulant, je suis privée de
petites blanches, c’est un scandale ! Donc, col de l’Escrinet, redescente
vers Privas, les Ollières, Le Cheylard, Saint-Agrève, Saint Bonnet le Froid
(qui porte si bien son nom). La prochaine fois, c’est promis, on ira se
balader à Saint String le Chaud, parce qu’ici, ça caille vraiment trop !

Ballade sympathique, les femmes ouvrent le convoi, suivis de prêt par les
hommes qui profitent du paysage (la décence m’interdit de préciser de quel
paysage il s’agit !).

Arrivé à Saint-Agrève, le canari se fait remarquer. Je sui en train de
perdre le contacteur de béquille. La cause en est deux vis du flanc de
carénage qui se sont sauvées. Et les vibrations du carénage mal tenu de
faire le reste… Réparation de fortune à l’aide d’un lacet de chaussure
(heureusement que j’avais mes petites baskets de Kéké dans la sacoche
réservoir !). Nos chemins se séparent à Lalouvesc, Mathieu et Catherine
repartent vers le sud et nous, nous continuons vers Annonay.

De nouveau, avant Satillieu, une petite route comme je les aime. A nouveau,
je distance Marc. Mais c’est sans compter sur l’excuse n° 7469 : les
amortisseurs de la Daytona qui a 56000 km commencerais à monter des signes
de fatigue… Qu’est ce qu’il n’inventerait pas comme prétexte plutôt que de
reconnaître que pour une fois, il s’est fait déposer par sa femme ! :-)

Retour à Lyon par la tocroute, rentrage, graissage et dormage !

Voilà un week-end fort agréable, agrémenté de quelques 450 km de virolos.
Pour le monstre, j’en aurais peut être un, un jour, mais pour l’instant,
après presque deux ans passé à me battre avec le TT pour apprendre à la
connaître et commencer à l’apprécier (même sur ce qui n’est pas son terrain
de prédilection), j’ai envie de profiter du plaisir de rouler tout neuf que
je viens juste de retrouver. :-)

@ +

Kris et Tweety, réconcilées !