Bonjour, bonjour....

Déjà mardi, et encore des fourmis partout dans les chaussures. Encore une fois,

mille mercis à nos excellents organisateurs, tout était formidablement bien mis

en musique et judicieusement concocté.

Mais, je vais finir par croire que c'est une habitude, le périple qui nous

conduisait vers vous, frères de montures, devait nous réserver quelques

surprises. C'est ainsi qu'au lieu de partir de Saint Jean d'Angély samedi à 10

heures comme prévu, nous sommes partis à 13 heures 30, à cause des réglages de

carbu qui manquaient sur ma supermoto. Nous voilà donc partis : Guillaume sur

son 750 SS, Pascal en ST2 et moâ sur ma grand mère 750 S. Rendus à Limoges vers

15 heures, plein d'essence : premier constat d'horreur cette s. de moto de M..

(la mienne) pisse l'huile tant pis, maintenant on est partis, il faut arriver.

Nous rejoignons par hasard le limougeaud de service ainsi que les bretons et

quelques parisiens. (Parisiens en Ducati, on aura tout vu, je vous jure !).

Bref, nous partîmes à trois et poursuivîmes à 9 au moins. D'ailleurs, je

profite de cet instant pour rassurer FranciST2 : la relève est assurée, Tronc's

et Charby (un peu plus de balan que d'habitude sur le réservoir) ont bien

assuré la relève en tant que moto balai. Petite pause salutaire. Lorsque mon

assistance technique constate avec horreur et effroi qu'en plus de s'épancher

grassement sur le sol, mon "tonnerre mécanique" n'a rien trouvé de mieux

aujourd'hui que de laisser s'échapper nonchalamment la vis du pignon de sortie

de boîte ! Gasp !!!

 

Heureusement, il y a Tronc's qui, ne reculant devant aucun

sacrifice, se sépare de deux rondelles de son étrier de frein pour compenser le

jeu qu'a pris cette bêtise de vis. Réparation de fortune, mais il reste

quelques 100 km à parcourir avant le gîte. Alors, on fait avec les moyens du

bord. De toute façon, le staff est paré à toutes les éventualités et j'ai des

nerfs d'acier.

20 h 30 nous arrivons enfin au gîte les 10 derniers kilomètres sont un peu

pénibles, mais encore une fois merci à tous de m'avoir attendue et soutenue sur

toute la durée du parcours. Nous recevons un chaleureux accueil comme dans les

Cévennes avec le sentiment de ne pas arriver en terre inconnue cette fois.

Après moultes embrassades et joyeuses retrouvailles, le temps est venu de

prendre un peu de réconfort au bar pour faire de nouvelles connaissances avant

la balade du dimanche.

Après une bonne nuit de sommeil, nous partons à l'aube (11 h 00 environ !) pour

le Puy de Dôme. Les virolos s'enchaînent les uns après les autres avec une

facilité déconcertante, le sentiment grisant de la totale maîtrise de la

machine. Je "tête" un peu la roue de Blandine pour raccrocher Vince' et gazz de

plus belle jusqu'au point de rencontre pour le repas de midi. Après le

déjeuner, descente vers La Bourboule pour prendre une pause café. Toujours

cette étonnante sensation de parfaite maîtrise des courbes. Je me laisse même

aller à admirer les églises romanes de la région et les constructions en granit

caractéristiques des massifs anciens, sans pour autant me laisser distancer.

Y'a pas à dire, passager de quelqu'un qui roule depuis plus de 10 ans, ça vous

donne l'impression d'y être ! Merci pascal pour le voyage en ST2 (qui n'a de

tourisme que le nom d'ailleurs).

Et oui, c'est tout de même avec une certaine frustration que j'ai fait la

balade de dimanche en tant que "sac à dos", puisque mon inqualifiable monture

avait finalement perdu la vis du psb (nous nous en sommes aperçus avant de

partir lundi) et qu'aucun miracle du Saint Esprit n'avait résorbé la fuite

d'huile déjà bien avancée. A ce propos, j'espère que la conversation avec

Titeuf et Jgt portera ses fruits (je vous raconterai ça plus tard.).

C'est donc l'estomac un peu noué que je suis remontée sur ma brèle après une

bonne heure de réparations de fortune, non sans les railleries de Bronx qui a

insisté pour que je vous raconte tout ça. J'ai par ailleurs manqué à tous mes

devoirs puisque dans ce moment de colère semée de dégoût, je n'ai pratiquement

dit au revoir à personne. Mille excuses.

Et voilà le joyeux équipage reparti pour de nouvelles aventures. Et quelles

aventures : un peu après Bort les Orgues, je double une voiture donc : gros

gaz, je prends 7000, et là. rien, rien de rien plus de patate ! je descends un

rapport, deux, toujours rien. Super les Dell me dis-je. Grands signes, on

arrête la caravane devant une maisonnette sur le bord de la route. Examen de la

bête. Plus de peur que de mal au bout d'une demi-heure de recherches,

diagnostic : l'un des câbles d'accélération est délogé de la poignée de gaz.

C'est sur, je pouvais toujours la tourner la poignée. Pour la petite histoire,

même s'il ne lira pas ces quelques lignes, l'habitant devant chez qui nous

étions arrêtés arborait un superbe bomber Haley Davidson et nous a cordialement

offert sa collaboration ainsi qu'un coup à boire ; comme quoi, la solidarité

existe encore.

Après ces quelques distractions, nous sommes repartis comme des "oufs" (en tout

cas pour moi) vers Limoges. Et là, j'ai découvert les carburateurs DU JARDIN ou

"Dell Orto" si vous préférez. Même avec une retenue de PSB approximative, une

fuite d'huile et la tête pas tranquille, j'ose, j'ai pris un pied du tonnerre

de Dieu ! De grandes courbes avec un angle à faire pâlir Foggy, (laissez moi

rêver un peu.) la musique rauque et râpeuse comme une goulée de Cahors qui vous

fait monter les fourmis depuis les cale-pieds jusqu'au bout des gants. Un vrai

régal. Du couple en bas, de la grossepatate en haut. vraiment, ces carbus,

c'est de la magie pure. Evidemment, j'avais un Weber donc, pas de mérite, mais

tout de même, je crois que je commence vraiment à comprendre ce que ça fait

d'avoir une Ducati.

Arrivés à Limoges, Tronc's nous a reçus comme des moines pour un repas bien

mérité et encore de grandes discussions très objectives et en toute bonne foi.

Nous avons poursuivi notre périple jusqu'à St Jean d'Angely avec

malheureusement des routes interminablement droites. Juste au moment où je

commençais à m'amuser. C'est vraiment trop injuste. C'est ainsi que se termine

mon histoire, je remets toutes ces belles images dans mon sac jusqu'à la

prochaine fois, non sans rajouter mille mercis à tous ceux que nous avons

rencontré, merci pour leur bonne humeur, leur gentillesse et leur présence tout

simplement. Au plaisir de vous revoir et de vous lire bientôt. Bises à

tous

Sylvie @caliméro.com