Vendredi 14 juin

Début de la journée difficile, j'ai été malade comme un chien toute
la nuit, j'ai dormi deux heures, c'est pas le mieux pour partir
faire 800 kilomètres d'autoroute (beark).
Franchement lorsque le réveil sonne je suis soulagé mais j'ai
vraiment pas envie d'y aller.
Elisa a profité du confort très sommaire du clic clac et semble elle
aussi avoir passé une mauvaise nuit.

Je mets en route la machine à café, on va en avoir besoin. Derrière
les fenêtres il fait grand beau mais ça ne suffit pas à me redonner
le sourire, faut dire que dans mon estomac c'est sarajevo .

Finalement je prépare mes sacoches latérales et réservoir et décide
d'abandonner le pantalon de cuir, avec la température façon flammes
de l'enfer je le sens pas de suer pendant dix heures .

08h30 on arrive au garage où on retrouve Serge qui débarque avec son
casque sheene et son sac à dos. Il va prendre la SP2 dont j'ai changé
le pneu arrière la veille. Quand on pense que ce pneu va se taper
deux fois 800 bornes d'autocroûte ça fait mal mais bon, l'ancien
était lisse de chez lisse alors.
Elisa enfourche sa 900M, et les trois motos s'ébrouent direction le
ducati store de Dardilly où le patron nous a préparé le petit déj.
Je me bourre de cachetons et après un petit café ça va un peu mieux.

Là haut on retrouve Denis sur la Paso 750 et Xavier avec la 916 Senna.
Didier est passé sur son pachyderme (800 DR) pour nous regarder
partir, mais comme il est puni il ne vient pas, il préfère aller
bosser.

Après de longues discussions on met les bouts vers 09h40, même si il
faut le dire, on n'est pas très motivés à l'idée de se taper le

trajet.

Et c'est parti.
Au péage de StQuentin on a récupéré Fred et sa 748 rouge et ses
bottes de bowling.

Bon, globalement ça va bien se passer jusqu'à la pause déjeuner à la 

sortie du tunnel du Fréjus. Là après un sandwich ça va un peu merder.
On repart les premiers avec Serge et arrivés 15 kilomètres plus loin
au péage on se rend compte que les autres ont pris vraiment beaucoup
de retard. On attend, on fume une clope puis on décide de faire demi
tour quand un routier italien nous explique qu'il y a une moto en
panne plus haut. On les retrouve au même point que lors de notre
départ, le contacteur de la Paso fait des siennes et Xavier opère.
Dix minutes après notre arrivée on repart.

La température est infernale, le ciel bien bleu, l'autocroûte encore 

un peu correcte (pas trop défoncée et y'a quelques courbes).
Mais passé Turin, on va s'enfoncer dans la merde . A partir de M
odène
ça commence : les bouchons ! Y'a un trafic de dingue, les mecs
conduisent n'importe comment, ça déboîte de partout, ça clignote même

pas, ça plante des coups de frein partout . bref l'apocalypse. Y
'a des
accidents qui ponctuent notre route comme les points virgules dans le
voyage au bout de la nuit de Céline.

Et hop que je te chope la bande d'arrêt d'urgence.
Au niveau de Bologne qu'on atteint péniblement il faut pas rater
l'embranchement pour descendre sur la bonne autocroûte. Et là, je
regarde dans les rétros pour vérifier qu'on n'a perdu personne.

Hélas, au lieu des deux phares qui me suivaient depuis une centaine
de bornes, il n'y en a plus qu'un : Serge n'est plus là.

Je ralentis et me range sur la voie la plus à droite en me
retournant. Un couple d'italien en 900 Mostro me fait signe qu'
il est
en panne mais que ça va (c'est fou ce qu'on comprend bien les g
estes
en moto ;))
Je me range sur une voie de dégagement une centaine de mètres plus
loin et Elisa me rejoint. Hop on enlève les casques, Elisa joue du
portable, je m'allume une clope.
Le temps de finir ma clope et on entend le bruit sourd d'une Ducati
se rapprocher. Mais avec le nombre de Ducati qui font route vers
Misano, on sait jamais . effectivement c'est une 888 suivie d&#8
217;une
Mostro qui passent. Mais deux cents mètres derrière c'est Serge qui
fait signe que tout va bien. On remonte sur les motos et on met gaz.

On retrouve Denis arrêté sur la BAU mais je sais plus pourquoi il
était arrêté . Ah si, pour nous attendre peut-être. Bref on continue, 

en hésitant sur la route à suivre, faut dire que c'est un peu le
boxon et qu'y a un monde fou.
Et hop on reprend la BAU pour éviter les bouchons monstrueux. Arrivés
sur Bologne, nouvelle pause essence et on rencontre un couple
d'anglais bien sympas. Lui roule sur une SP3 en super état et elle
sur une 748. On sympathise et ils nous montre les photos de leur
garage dans lequel dorment une F1, une Bimota Mantra personnalisée
(mais de très bon goût) et la Mostro de leur fille .

On se remet en route et jusqu'à Riccione c'est la même prise de
tête
dans les bouchons. Tous les italiens du nord descendent à la mer pour
le week-end, j'ai jamais vu autant de motos sur la BAU, les ¾ sont
des Ducati qui se rendent au WDW.

Les derniers kilomètres sont interminables . On voit défiler les
sorties Rimini Nord et Rimini Sud puis enfin on arrive : Riccione !
Il est 22h, nous sommes sur les motos depuis douze heures, j'ai le
cul tanné et heureusement que la sacoche réservoir était là, depuis
deux cents bornes je me pose dessus en regardant défiler le ruban
d'asphalte défoncé.

A la sortie du péage on demande notre route à une jeune fille qui
nous indique son prix pour une passe, au milieu des lascars du coin
du club Renault 5 . On continue jusqu'à l'hôtel qu'o
n retrouve avec un
vrai plaisir.
Dans la cour intérieure sont garées les motos de Thierry et des
autres lyonnais.
On descend enfin des motos et on récupère les clés des chambres avant
le plaisir ultime de la douche et des tenues légères : pantalon léger
et sandales, tee shirt, bref du bonheur. On trouve un restaurant
sympa où la pizza est délicieuse, puis on profite de la piscine avant
de se coucher, il est deux heures du matin.


Samedi 15 juin

Réveil peinard.
Serge a bien ronflé mais la SP2 ça rend sourd alors il ne s'en est
même pas rendu compte ;)
On descend au petit déj où on rencontre la bande de Thierry et on
profite du réveil sous une chaleur de plomb, déjà .
Ensuite départ pour Misano tandis qu'Elisa va voir de la famille dans

l'arrière pays.
Jusqu'au circuit, c'est le défilé de ducati, de tous les modèle
s et
de tous les pays. Beaucoup d'italiens bien sûr mais aussi des
suisses, des allemands, des anglais, des hollandais, des belges, et
des français en majorité.

On pose les motos près des stands pour que Denis, Fred et Serge
puissent retirer leurs pass.
Pendant ce temps Xavier et moi commençons à prendre des photos des
motos et un sicilien admire la Senna.
Un kéké en CBR900 s'est répandu en faisant un wheeling. Il a du être 

content d'être en tee shirt . Nous lorsqu'on arrive on voi
t simplement
la remorque sortir l'épave du fossé mais nos amis anglais qu'on

retrouve nous explique les faits .

Un gars en Buell fait le kéké, mais heureusement y'a des trucs
rigolos : une F1 qui se pointe, un couple d'italiens avec deux
scrambler en superbe état et le top du top, la 888 de Tigrou. En
effet une 888 zébrée en jaune et noir vient se garer près de nous.
Elle est bien chargée mais y'a quand même un autocollant sur le
cockpit qui mentionne « courroie de distrib changée à 121 000 kms ».

Avec xavier on rigole bieng en regardant les motos des uns et des
autres. Y'a pas mal de Mostro comme d'hab mais déjà y'a u
ne masse
incroyable de 9XX.
Une autre 851 est par là aussi.

Une fois que les autres ont récupéré leurs badges, on entre dans le
circuit et on va se garer au milieu des autres motos, parmi les nanas
en bikini, les Mostro en fourrure et les fausses Senna. C'est
incroyable le nombre de Senna que les mecs ont modifié et du coup
c'est moche. On verra deux Senna 3 customisées horribles, une autre
Senna 1 modifiée et une Senna 2 quasiment stock par contre.

Pas d'autre JoeBarTeam, comme y'a deux ans, par contre quelques
Final
Edition, et quelques Superlight mais très peu (même aucune)
Superlight d'origine.
Y'a même des gars qui ont suffisamment de mauvais goût pour rajouter 

des autocollants rouges marqués « 900 SUPERSPORT » avec une police de
caractères fantaisiste sur leurs carénages de 900 FE .

Sur le parking, moins de motos qu'il y a deux ans et surtout,
quasiment aucune ancienne . Cinq MHR sont côte à côte quand même, ça
en jette, y'a même une 750 Sport '73 (rhâ lovely) et comme y&#8
217;a deux
ans le club Scrambler avec des motos nickel.

Un quad Ducati nous passe devant les moustaches, j'ai fais une photo,

ça valait le coup ;)
Un side à base de 888 se gare à son tour, ce sont des rosbeefs.

Les tentes sont peu nombreuses : NCR avec des modèles sympas exposés
et un Pier Francesco Chili qui pose pour les photos, Infostrada, le
team de Hodgson, une tente Öhlins. Pour le reste, y'a un énorme stand

Alfa Roméo et les ducati club : France, Allemagne, Italie, USA,
Japon, Angleterre et Hongrie. A ce propos je tiens à dire que malgré
une concurrence sévère, les hôtesses d'accueil de Ducati Budapest
valent le détour.

La chaleur est dantesque, on profite des tuyaux d'arrosage pour se
rafraîchir de temps en temps et les châssis des sacs de sable ne sont
pas là pour faire tomber la température .
Je fais crépiter l'appareil photo, y'a de quoi faire .

On recherche un peu d'ombre au dessus des stands où est exposée la
Multistrada tandis que dans la salle d'a côté Terreblanche explique
le projet.
Dehors les séances gratos de circuit s'enchaînent et on va voir les
gars tourner. Y' a de tout sur la piste, même des Elephant. Et puis
soudain dans le gauche avant les stands, une 996 part en vrille et
s'explose en retombant : fin de la session. Le gars n'a rien ma
is sa
moto ne repart pas, il a gagné le week end celui là !
A propos de moto réparée, il faut parler de l'immense park de
réparation que Ducati met à disposition des visiteurs. On y emmène la
Paso qui souffre d'un gros problème d'embrayage depuis le matin
. On
va la laisser là, au milieu des autres motos en panne, et notamment
notre couple d'anglais qui vient faire contrôler la 748 de madame.
D'ailleurs j'ai été étonné de voir le nombre de ST2 et ST4 qui 

attendaient pour réparation .
Près du stand Shell où nous achetons de l'huile moteur pour nos
belles, on tombe sur la Daytona de Michel qui passe au banc. Il est
content parce que sa moto a des watts surtout qu'après lui c'es
t un
proprio de 883 qui fait passer son engin sur le banc, verdict : 54 cv
péniblement . y'a des mecs plein d'humour, ça fait plaisir
;)

Au stand Ducati France on boit une bière avec Michel Cottereau entre
deux séances photos, notamment du club Scrambler avec un Ben Bostrom
au guidon d'une de ces superbes machines.

En fin d'après midi il est temps de rentrer, on a déjà vu pas mal de 

trucs, je prends Denis en sac de sable, car la Paso va passer la nuit
là.
On repart vers l'hôtel profiter de la piscine. Et là c'est roya
l, on
a la piscine pour nous tous seul et en plus la bouteille de
champagne, bref c'est plutôt le pied ;)

A 20h30 on reprend les motos direction l'arrière pays, a mi chemin
entre Riccione et StMarin y'a un resto qui vaut le déplacement dixit 

PatFE qu'on retrouve pour l'occasion sur sa FE éponyme et qui n
ous
sert de guide. Bon on va quand même se paumer un peu surtout que
samedi soir de juin sur une route balnéaire en Italie, c'est le vrai 

bordel pour circuler et faut serrer les fesses.

Le resto est paumé. Y'a pas mal de grabataires qui sont là, un signe 

qui ne trompe pas quant à la qualité de la nourriture. Au mur les
photos abondent avec les gars du restaurant qui posent en compagnie
de Wayne Rainey, Schwantz, Poggiali, Rossi, Biaggi . on est tombés
dans la cantine des pilotes lorsqu'ils viennent rouler à Imola .


La bouffe est nickel : on va en éclater même ! Pour 21 Euros par
personne, on a trois plats de pâtes, des côtelettes, des brochettes,
des légumes, des patates, du pinard . bref c'est l'apocaly
pse
culinaire !
Vers 23h30 on lève le camp, l'esprit brumeux et la panse bien
remplie, je vais en profiter pour uriner sur un arbre esseulé, sous
le clair de lune et face aux lumières de StMarin qui scintillent sur
la colline en face, ça le fait ! ;))

Le retour est carrément géant, ou tout du moins le début car sur la
route qui revient vers Rimini la longue file de voitures qui s'étire 

ne nous facilite pas les choses avec des crétins qui serrent leur
gauche lorsque nous arrivons, histoire de nous emmerder. Xavier se
fait méchamment couper la route par un [CENSURE] en Porsche, quant à
moi, je tombe sur un allumé de première qui se range bien à gauche
pour me bloquer le passage puis jette à travers sa vitre passager une
bouteille en verre . n'importe quoi !

De retour à l'hôtel, ouf, on est encore vivants, la nuit va réparer
les activités de la journée.


Dimanche 16 juin.

Pour Fred et Serge c'est déjà l'heure du départ. Denis vient no
us
réveiller à 07h30 du mat et c'est parti pour le petit déj. Finalement

la 748 et la SP2 ne vont pas faire le voyage seules puisque l'équipe 

de Thierry repart également sur Lyon.
Ils s'envolent vers 10h sous une chaleur écrasante.

Denis, Elisa, Xavier et moi partons pour Misano.
Sur le trajet nous nous faisons accompagner par une CBR900 local dont
le sac de sable nous gratifie d'une belle tenue : son string rose
claque au vent et c'est plutôt sympa.
Xavier perd son badge en roulant et le temps que je m'en rende
compte, on est déjà loin de l'endroit où il a paumé. Il ne le
retrouvera pas et retournera à l'hôtel regarder le MotoGP à la télé. 

Denis derrière moi et Elisa continuons vers le circuit avec un mec de
Dijon qui a des problèmes de durite sur sa 851 tricolore. Il n'a pas 

l'air de s'en faire, il habite à côté .

Sur le circuit rien de bien neuf par rapport à la veille. Ca plombe
sévère et y'a encore de la brèle, notamment une Elephant équipée d&#8
217;un
moteur de 888 avec des durites avia, amorto de direction Öhlins, un
vrai truc de barge, normal c'est un rosbeef ;))

Elisa part avec Denis essayer de débloquer la situation pour la Paso
et moi je fais mon tour tout seul, rencontrant des motos insolites et
en général de très mauvais goût, c'est plutôt rigolo. Chez les
anglais, y'a quand même du matos, notamment une Senna 2 avec une 851 

SP4 et une Superlight côte à côte, ça le fait quand même. Bon, je ne
parle même pas de la Bimota Mantra tuninjeu car le top c'était quand 

même la TT2 londonienne . Le gagnant de la 998 R est tiré au sort
pendant que Falappa se barre au volant de son camping car. Le gagnant
ne vient pas retirer les clés de la moto qu'il vient de gagner alors 

elle est remise en jeu et c'est finalement un mec de Rome qui la
gagne . encore un qui a gagné sa journée ;))

Pas loin du stand Ducati France, je tombe sur une fausse JBT et un
peu plus loin je retourne voir les hôtesses de Ducati Budapest avant
de finir chez Ducati Japan, les nouveaux potes de Xavier.

Vers 15 heures on se retrouve chez Ducati France avec Elisa et Denis
qui a récupéré sa Paso réparée pour zéro euros et on repart vers
l'hôtel profiter de la fraîcheur de la piscine.
Ensuite y'aura dégustation de glace au rhum sur la plage, puis
larvage à l'ombre et en fin de journée super repas sur le port, on va

s'en mettre plein la panse et c'est plutôt sympa.


Lundi 17 juin.

C'est le jour du retour. Toutes les bonnes choses ont une fin. Encore

une fois c'est pas la folle motivation pour rentrer.
09h00 on lève le camp.

Elisa passe en tête, c'est elle qui fera le rythme et ça va plutôt
bien aller puisqu'elle va souvent rouler à 160-170 km/h de croisière,

alors on avance bien malgré encore quelques bouchons.

On double un groupe de suisses dont le leader est une Cagiva 125 .
ainsi qu'un autre groupe avec une 900 SS couples coniques. Y'a 
des
barges moi je vous dis .

Pour le reste, le retour va se dérouler sans problème, on est tous
lessivés et pressés de rentrer, après le tunnel du Fréjus, dans la
vallée de la maurienne Elisa met watt et le Mostro prend les
bretelles d'accès à 180, ça fait pas rire.

Dernière pause essence après les tunnels de Chambéry et à 19h00 on
arrive au garage de Xave en poussant un gros ouf de soulagement.

Ben voilà, reste plus qu'à rentrer les motos et surtout profiter de
la douche réparatrice parce que 10 heures à mariner sur la moto ça
use.

Au final, un bon petit week end sympa au soleil, avec plein de
Ducati, une bouffe superbe, de bonnes rigolades et des nanas
superbes . Le WDW en lui même j'émettrai une réserve, à cause du

manque flagrant de véritables animations historiques : aucun couple
conique exposé, rien de vraiment sympa . C'est dommage, on ne re
ssent
pas l'aspect historique de la marque et y'a tellement de 9xx qu
e même
avec un vieux deux soupapes comme le mien, on sort de la masse, ça
craing quand même.

Guilheng